Couchée dans l'herbe, au soleil, casque aux oreilles, musique dans la tête, je pense, je chante, j'imagine tellement de choses inimaginables. C'est pas facile de penser avec cette musique... Si je la coupais ? Non, ça changerait tout ce bonheur. Je prends mon paquet de clopes, mon briquet, et j'allume une cigarette, j'inspire la fumée, l'avale, et la recrache ensuite. A cet instant, plus rien n'a d'importance, il pourrait même pleuvoir, que je resterais là, je ne bougerais pour rien au monde. Ces paroles résonnent dans ma tête. « It's my life i choose to, it's my life so fuck you ». C'est pas faux en un sens. Mais tellement de choses, de gens, choisissent ta vie à ta place, t'obligent à suivre un certain chemin, alors qu'on veut un chemin totalement différent. « Repousse tes limites, ne te laisse pas guider par tout ces gens, toutes ces choses, bats-toi, prouve-leur que tu n'as aucun ordre à recevoir, que tu mènes ta vie comme bon te semble, montre-leur que leur autorité ne te touche pas, que leurs paroles, leur critiques, ne t'atteignent pas. Que tu es bien comme tu es, que tu suivras la route que tu auras envie de suivre et que personne ne t'en empêchera ».
Allez, bats-toi, prouve-leur que leur paroles, leur critiques ne t'atteignent pas. Alors tu cries ta haine, ta révolte, mais qui va t'écouter, rien que des passants sans grande importance. Mais non, tu t'en fous, tu cries ta haine sans te soucier de ce que pourront penser les gens de toi. Ils te prendront surement pour un fous, mais tu t'en bats les couilles, tu continues à crier, des gens t'entendent par delà les murs de leur maison, certains s'en moquent, mais d'autres te comprennent, pensent comme toi, voudraient faire comme toi, mais ont trop peur, peur des représailles. Mais toi, tu hurles sans t'arrêter, tu hurles à en perdre ta voix sans te soucier des représailles, sans te soucier des autres. Tu t'éclate les cordes vocales dans les rues, déambulant comme un malade mental. Au fond, qu'as-tu à perdre ? Si ce n'est que cette soi-disant liberté. Tu n'as plus le droit de crier haut et fort ce que tu penses. Quand tu manifestes, les flics s'amènent avec leurs armes, tirent dans le tas, quitte à tuer des adolescents révoltés, ils s'en branlent, ils ne veulent surtout pas que trop de personnes entendent ces gens hurler leur colère et leurs craintes dans la rue. Résultat ? Des dizaines de morts pour une simple exclamation de notre pensée. Oui parce que les flics, ils sont d'accord avec ce que tu dis, seulement, ils sont payés pour vous nuire, et combien savent que l'argent est plus important que des milliers de vies humaines. Tous le savent, mais personne n'ose défier ces lois, si, quelques-uns, très peu, mais il y en a quand même, en voie de disparition...